Mljet, une terre de légende à la nature préservée
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La « perle de l’Adriatique », comme on l’appelle à juste titre, on la sent arriver lorsque l’on descend la côte sud de la Croatie. Après un périple sur la nationale surplombant les falaises, et un mini détour par la Bosnie, on aperçoit Dubrovnik de loin et déjà on ressent toutes ses splendeurs.
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Terre aux multiples légendes, Mljet est devenu la perle incontournable de tout séjour à Dubrovnik. S’il y a peu de chances que vous croisiez Ulysse au détour d’une forêt (plus de 70% de l’île est boisé), peut-être croiserez-vous l’une des quelques espèces protégées luttant contre leur extinction sur l’île. Aux confins des routes maritimes reliant l’Albanie à l’Adriatique Nord, Mljet fut tour à tour sous contrôle illyrien, romain, puis beaucoup plus tard austro-hongrois puis yougoslave et enfin croate.
L’île pourrait se diviser entre Est et Ouest.
Dans cet Est duquel on exportait autrefois du sable pour la construction des maisons de Dubronik se trouve le plus grand village de l’île : Babino Polje, ses deux chapelles romanes, son palais du recteur de Mljet et son église gothique bâtie par les moines de l’île voisine de Lokrum également digne d’intérêt. D’autres villages vous feront découvrir leurs secrets le long d’une promenade qui vous conduira aux plages de sables entourées de pins d’Alep et de pins parasols du Sud-Est de l’île.
Le parc national occupe donc l’Ouest de Mljet. Il représente environ un tiers de l’île et existe depuis 1960. Les lacs de Malo Jezero et Veliko Jezero (petit et grand lac) sont entourés d’un écrin de verdure fragile qui se bat au quotidien pour sa survie à la surface de la planète. Ces lacs sont reliés entre eux par des canaux aux eaux peu profondes dont les courants changent toutes les six heures avec les marées. Votre patience pourrait se voir récompensée par une rencontre avec l’une des espèces phares de l’île : la tortue caouanne. Le parc naturel recèle de nombreux vestiges et monuments telle la
Vila
Rustica
construite au IIIème ou IVème siècle ou le couvent bâti sur l’îlot Sveta Marija du Veliko Jezero, reconstruit à maintes reprises et qui apparaît aux yeux des visiteurs modernes sous sa forme Renaissance.
Mljet est le symbole d’une nature en danger à quelques encablures du tourisme de masse de Dubrovnik et qui vaut d’autant le plus le détour que malgré toutes les précautions prises pour sauvegarder ce havre de paix, nul ne sait combien de temps il sera encore possible d’en apprécier la beauté.